Paris et Kerr-Barlow croquent le leader, retour gagnant pour Raka, la fébrilité du Racing 92 et de Toulon… Les tops et flops du multiplex


Quatre matches étaient au programme, ce samedi, à l’occasion de la quatrième journée du Top 14. Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.

TOPS

Kerr-Barlow et le Stade Français s’offrent le leader Lyon

Paris a souffert, mais Paris a assuré l’essentiel. Bousculés et longtemps sans solution face aux Lyonnais, les Parisiens ont finalement fait la différence au retour des vestiaires. En force. Un succès précieux pour les joueurs de Paul Gustard qui a infligé au LOU sa première défaite de la saison. Mais que ce fut poussif… Les Soldats Roses se sont fait de belles frayeurs et ont manqué de réalisme et d’efficacité face à la troupe de Karim Ghezal. Le Stade Français a pu compter sur la hargne de son demi de mêlée Tawera Kerr-Barlow, auteur d’un essai et qui s’en est fait refuser un autre. À 36 ans, l’ancien All Black champion du monde en 2015 (remplacé à la 66e) reste un poison (48 m parcourus, 3 défenseurs battus). La semaine prochaine, il faudra assurément que Paris montre un visage plus conquérant et serein sur la pelouse de l’Avion Bayonnais.


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Raka, retour gagnant avec l’ASM

Il disputait son premier match de la saison. Et il n’a pas mis longtemps à retrouver son efficacité. Alivereti Raka a frappé d’entrée lors de la large victoire de Clermont sur Castres, en marquant, dès la 12e minute, le deuxième essai des Jaunards. Icône du club auvergnat, l’ancien international tricolore d’origine fidjienne (5 sélections, 3 essais) a été servi par Delguy, un crochet plus loin, il plongeait dans l’en-but. Désormais troisième marqueur de l’histoire de l’ASM (derrière Aurélien Rougerie et Philippe Saint-André), Raka n’a pas raté son retour, avec 70 m gagnés balle en main et 7 défenseurs battus. Son manager Christophe Urios attendait beaucoup de lui. «Quand il portera les ballons, j’attends qu’il soit décisif et qu’il marque des essais. Parce qu’un ailier qui ne marque pas d’essais, c’est comme danser un slow avec sa sœur, cela ne sert à rien», avait lâché le technicien. Un trait d’humour qu’il avait déjà utilisé dans le passé. Pas très original.

Alivereti Raka a inscrit le deuxième essai de Clermont.
Icon Sport

FLOPS

Le nouveau spectaculaire raté du Racing 92

Pour son deuxième match délocalisé à Créteil, l’Arena de Nanterre étant occupée par Céline Dion, le Racing 92 s’est à nouveau incliné, ce samedi, après avoir été battu, ici même par Lyon. Une deuxième défaite de rang à domicile pour les Ciel et Blanc qui avaient pourtant frappé fort, lors de la troisième journée, en allant s’imposer chez les Rochelais. Brutale rechute. Les Franciliens pensaient avoir assuré l’essentiel, mais ils ont encaissé un essai en toute fin de match par Lucas Martin (76e). Les joueurs de Patrice Collazo, ont, une nouvelle fois, manqué de maîtrise et d’efficacité. Ils avaient réussi à redresser la barre après une mauvaise entame (0-10 à la 7e minute après une pénalité de Segonds et un essai de Tambwe), avant de s’écrouler sur le fil. Le club des Hauts-de-Seine va être condamné à réagir contre Perpignan la semaine prochaine. Le Racing a «une marge de progression colossale», avait déclaré Patrice Collazo. C’est une certitude.

Déchet et fébrilité riment avec RCT

Toulon a signé la première victoire de sa saison, après avoir glané trois points de bonus défensif. Mais les Varois ont souffert mille maux pour se défaire du promu Vannes, accrocheur et sans complexe. Mais il y a encore beaucoup de travail pour Pierre Mignoni tant son équipe s’est montrée fébrile à Mayol. Des passes approximatives, des mauvais choix, des actions avortées, le RCT ne s’est pas vraiment rassuré après quatre journées. Gaël Fickou (qui a inscrit son premier essai sous ses nouvelles couleurs) et ses coéquipiers ont su inverser la tendance au retour des vestiaires face à des Morbihannais qui ont fini par céder. Mais les errements varois du premier acte sont la preuve d’une évidente fébrilité. Le déplacement à Montpellier, la saison prochaine au stade de la Mosson, s’annonce des plus périlleux.

Castres n’a pas existé en Auvergne

Xavier Sadourny redoutait ce déplacement à Clermont, son ancienne maison. Et il avait raison : le Castres Olympique a été balayé, ce samedi, au Michelin, dans un match à sens unique. Après avoir signé deux courts succès à domicile face à Vannes et Toulon, les Tarnais avaient encaissé un lourd 43-29 à Perpignan. Avant ce déplacement à oublier à Castres… Quelques occasions mais un manque flagrant de réalisme. Des problèmes à l’extérieur que le CO va devoir régler s’il veut espérer autre chose qu’une place dans le ventre mou de ce Top 14.



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