Attal appelle à soutenir Kiev dans «l’intérêt immédiat des Français»


Le candidat Renaissance à la présidentielle met en garde contre une flambée des prix des céréales en cas de victoire russe en Ukraine, et appelle de nouveau à «saisir les avoirs» de Moscou pour financer l’effort de guerre.

«Soutenir l’Ukraine, ce n’est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir.» Au micro de RTL ce vendredi matin, Gabriel Attal a cherché à replacer le conflit qui fait rage en Ukraine au plus près des préoccupations des Français. «C’est l’intérêt immédiat des Français», a ainsi assuré le candidat Renaissance à la présidentielle. En cause : la vague migratoire qu’une défaite de Kiev ferait peser sur les systèmes sociaux européens, mais surtout la hausse attendue des prix des céréales qui en découlerait.

«Demain, si l’Ukraine tombe, l’Ukraine étant l’un des premiers greniers à céréales au monde, […] le prix des céréales  va exploser, et donc le caddie des Français va exploser», a-t-il martelé. Les dépenses pour soutenir Kiev sont dès lors un «investissement» dans notre avenir, a soutenu l’ancien premier ministre.


Passer la publicité

«Faire payer les Russes, et non les Européens»

Quant au fait que les «caisses publiques soient vides», comme le fait notamment valoir sa concurrente du RN, Marine Le Pen, Gabriel Attal est revenu sur une proposition qu’il «défend depuis plusieurs années, sans succès à ce stade», à savoir que «ce soient les Russes qui payent le soutien aux Ukrainiens, et non pas les Européens». La solution : «saisir et utiliser les avoirs russes » détenus dans des comptes bancaires européens. Une piste rejetée par une grande partie des pays de l’UE, mais dont «on peut faire évoluer la position», estime encore l’ancien premier ministre. «Si les Français me font confiance, c’est ce que je défendrai.»

L’opération est toutefois particulièrement risquée sur le plan juridique et financier, comme le rappelait, au même moment sur le plateau de BFM Business, Valérie Urbain, directrice générale d’Euroclear, la société de dépôt qui héberge l’essentiel des avoirs russes, basée à Bruxelles. Le «respect des principes de l’État de droit» est un «élément indispensable à notre crédibilité internationale», a-t-elle insisté ce vendredi matin, au moment où les inquiétudes s’accumulent sur la dette française et où les taux d’emprunt des pays européens atteignent des records.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


2 + 2 =