Capture écran France 5.
Le magazine littéraire de France 5 a bouleversé son conducteur ce soir. Le programme revient sur les accusations visant le roman C’était ça ou mourir, édité chez Grasset, d’avoir été «presque intégralement» écrit par une intelligence artificielle.
«Des nouvelles de la vie littéraire qui a été très intense cette semaine», a annoncé Augustin Trapenard dès sa passation avec Anne-Élisabeth Lemoine. Car ce mercredi 23 septembre, comme chaque semaine, «La Grande Librairie» a succédé à «C à vous» en prime time sur France 5. Et c’est un sommaire particulièrement chargé qui a été proposé ce soir aux téléspectateurs férus de littérature.
En effet, une polémique entache cette rentrée littéraire. L’écrivain québécois Thélyson Orélien est accusé d’avoir utilisé l’IA pour rédiger son premier livre C’était ça ou mourir, édité chez Grasset. L’auteur nie et sa maison d’édition dénonce «une calomnie». L’ouvrage est en lice pour le Goncourt, le Renaudot, le Femina et le Médicis et s’est déjà écoulé à 35 000 exemplaires. Lundi, il a reçu le Prix du Roman Fnac 2026.
Une pluie de compliments sur France 5
«Comment savoir ? Comment vérifier ?», s’interroge Augustin Trapenard qui reconnaît que le cas «pose des questions vertigineuses dans cette ère du soupçon» sur toute la chaîne du livre depuis la notion d’auteur jusqu’aux libraires. L’animateur le rappelle, «nous l’avons reçu à “La Grande Librairie”». C’était le 2 septembre dernier. Et sur le plateau du magazine littéraire, Thélyson Orélien avait été encensé. «Ce livre est un événement !», s’était exclamé Yannick Haenel avant d’ajouter : «Quand il y a une telle langue, une langue poétique pour dire l’indicible alors la mort n’a pas le dernier mot». Amélie Nothomb avait salué sa «verve constante» et qualifié l’œuvre de «tour de force». Enfin ce soir-là était également présent le dessinateur Luz qui a été «embarqué par l’universalité de la langue» des pages de C’était ça ou mourir.
«Je crois à la parole d’un homme et je ne crois pas à la parole d’une machine», tranche ce soir Éric-Emmanuel Schmitt, invité à débattre en sa qualité de juré du Prix Goncourt. Car l’Académie est confrontée pour la première fois de son histoire à la possible intervention de l’intelligence artificielle. «Une fois que la question sera réglée par rapport à ce livre-là, il faudra approfondir cette question. Il faut que cela suscite un débat. Il y a un contrat de confiance entre l’auteur et le public», estime quant à lui Pierre Assouline, également juré du prestigieux prix littéraire.
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