Wilber Garces Perez, un Vénézuélien âgé de 28 ans, a reçu une balle dans le thorax pendant qu’il effectuait une livraison pour un service de repas et de courses à domicile à Austin, dimanche dernier.
L’homme blessé par balle par la police de l’immigration (ICE) à Austin (Texas) dimanche a «encore la balle dans son corps» et «a dû dormir par terre», a dénoncé son avocate Kate Lincoln-Goldfinch lundi. Wilber Garces Perez, un Vénézuélien âgé de 28 ans, a reçu une balle dans le thorax pendant qu’il effectuait une livraison pour un service de repas et de courses à domicile à Austin, selon les autorités locales et son avocate.
«Il est actuellement détenu à Pearsall (un centre d’ICE au Texas à deux heures au sud d’Austin) pour y être interrogé et a encore la balle dans son corps. On ne lui a donné aucun médicament antidouleur et il a dû dormir par terre», a écrit Kate Lincoln-Goldfinch sur le réseau social X lundi à la mi-journée. La veille, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) avait indiqué que son état était «stable» et qu’il était «sous la garde des autorités fédérales en attendant son expulsion».
Ce nouvel épisode violent vient raviver la colère face aux méthodes jugées brutales des agents de la police de l’immigration, lourdement armés et le plus souvent masqués, chargés de mener l’offensive anti-immigration promise par Donald Trump.
«Justice pour Wilber»
En janvier, la mort de deux citoyens américains, Renee Good, une mère de famille de 37 ans, et Alex Pretti, un infirmier du même âge, tués par balles par des agents fédéraux alors qu’ils étaient témoins des vastes opérations menées à Minneapolis (nord), avait indigné à travers le pays. Tous deux avaient été abattus dans la rue et en plein jour, à moins de trois semaines d’écart.
Le DHS a indiqué dimanche l’ouverture d’une enquête au sujet du policier impliqué dans les faits à Austin. Selon le ministère, Wilber Garces Perez était «entré illégalement dans le pays sous l’administration Biden et faisait l’objet d’un arrêté définitif d’expulsion». Son avocate assure à l’inverse que le jeune Vénézuélien «est entré légalement à travers un programme de liberté conditionnelle en demandant l’asile et possède un permis de travail valide».
À Austin, des fleurs et des pancartes appelant à la «justice pour Wilber» ont été déposées sur les lieux du coup de feu. Les expulsions massives étaient au cœur des promesses de campagne de Donald Trump lors de l’élection de 2024. Le DHS s’est dernièrement targué d’avoir atteint en août un nouveau «record» de près de 51.000 arrestations d’immigrés en situation irrégulière, dépassant le précédent, de plus de 50.200, en juillet.
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