La présidente de la Cour des comptes alerte également sur le «déni» et les «fake news» de certains candidats à la présidentielle à propos du budget.
«Il n’y a pas de fatalité pour la France, si les choix sont rapides et responsables.» La première présidente de la Cour des comptes Amélie de Montchalin alerte de nouveau, dans un entretien au Parisien ce dimanche 20 septembre, sur l’augmentation de la charge de la dette et appelle les politiques à prendre des mesures pour stabiliser la dette publique. «En 2030, la charge d’intérêts représentera 100 milliards d’euros par an, prévient l’ancienne ministre des Comptes publics. Et cela pourrait même être de 8 milliards de plus par an, si la hausse des taux d’intérêt auxquels la France se finance se poursuit comme la semaine dernière.»
Alors que le gouvernement doit bientôt présenter sa copie pour le budget 2027 avant les débats au Parlement, Amélie de Montchalin a rappelé que le coût d’une absence de vote au 31 décembre serait «d’une quinzaine de milliards d’euros pour les finances publiques» . «Notre pays ne peut pas se le permettre», martèle la première présidente de la Cour, estimant que «l’absence de budget, c’est surtout l’absence de choix».
Sans se prononcer sur des mesures précises, Amélie de Montchalin a par ailleurs alerté sur le débat en vue de la présidentielle. «J’entends parfois des erreurs, mais aussi des manipulations sur l’état de notre dette et des solutions pour la surmonter», insiste-t-elle, martelant que «l’heure du choix doit être l’heure des faits, pas des fake news ou du déni».
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