Le Stade Toulousain s’est imposé dans une ambiance de folie en Bretagne, ce samedi contre Vannes, à l’occasion de la 3e journée de Top 14.
Toulouse a eu peur. Pour le compte de la 3e journée de Top 14, ce samedi, le Stade Toulousain se déplaçait en Bretagne pour affronter le RC Vannes… au Roazhon Park, à Rennes. Et l’ambiance bretonne a failli mettre les Toulousains dans de sales draps. Heureusement pour Ugo Mola et ses hommes, ils se sont finalement imposés (23-29).
Après deux prestations qui avaient laissé plus que sur leur faim ses supporters, Vannes a retrouvé — porté par les 28.477 spectateurs du Roazhon Park –, les vertus aperçues il y a deux ans, lors de son premier passage dans l’élite. Enthousiasme, solidarité, générosité, c’était le strict minimum pour exister face à un Toulouse qui avait fait tourner mais qui n’a certainement pas pris à la légère le promu, même s’il a fallu attendre la 67e minute pour qu’Antoine Dupont fasse son entrée.
Malgré la défaite, il y aura des raisons d’espérer pour les Bretons qui peuvent trouver injuste de sortir une nouvelle fois bredouille après tant d’efforts. Les essais d’Eric Marks en début de match (10-0, 6e) et celui, très aérien, de Ben Stevenson, en coin, qui les avait remis à un point des visiteurs (23-24, 49e), auront récompensé ces nets progrès. Mais il y aura aussi toujours des regrets sur les occasions laissées en chemin comme cette pénalité à 40 mètres face aux poteaux ratée par un Maxime Lafage habituellement si fiable au pied (8e).
Réussite et talent pour Toulouse
Il y a eu, ensuite, les pilonnages stériles de la ligne toulousaine à la 21e et à la 31e, malgré le drop d’Anthony Bouthier et une pénalité de Lafage qui ont suivi et qui avaient donné un avantage de 9 points aux Bretons (16-7), et un ballon tombé sur un maul à cinq mètres de la ligne, à cinq minutes de la fin.
Le RCV ruminera sans doute aussi sa terrible erreur sur l’engagement après la pénalité du 16-7, alors que Toulouse venait d’être réduit à 14 après un carton jaune pour Cyril Baille. Mal jugé par Francisco Gorissen, le ballon est revenu miraculeusement dans les bras de Santiago Chocobares pour un essai transformé par Romain Ntamack (16-14, 32e), qui a même ajouté une pénalité pour permettre aux champions de France de virer en tête à la pause (16-17, 39e).
Et que dire de ce ballon cafouillé par Bouthier sur un coup de pied à suivre de Blair Kinghorn qui a profité à Teddy Thomas (16-24, 47e). Mais Toulouse n’a évidemment pas compté que sur les ratés adverses pour s’imposer. Il y a eu aussi le turbo de Kalvin Gourgues qui a transpercé le rideau vannetais, cadré Bouthier pour envoyer Paul Graou aplatir entre les poteaux (13-7, 25e).
Kinghorn s’est trouvé à la réception d’une superbe passe au pied de Juan Cruz Mallia pour l’essai du break (23-29, 69e), alors même que Vannes, qui avait évolué à 14 pendant 10 minutes, allait rejouer en effectif complet. Toulouse partira donc avec le sentiment du devoir accompli, même s’il n’a pas arraché de bonus offensif, dans un match piège.
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