des pêcheurs bloquent l’accès à un dépôt pétrolier dans l’Hérault


Une centaine de pêcheurs bloquent ce mercredi matin l’accès à un dépôt pétrolier à Frontignan (Hérault) pour protester contre la hausse du prix du carburant et leurs conditions de travail dégradées. Le mouvement de protestation commun des pêcheurs a débuté lundi.

Une centaine de pêcheurs bloquent ce mercredi matin l’accès à un dépôt pétrolier à Frontignan (Hérault), au troisième jour d’une mobilisation visant à interpeller le gouvernement sur la hausse du prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail. «Le but de la manœuvre c’est de faire continuer le mouvement jusqu’à ce qu’on soit reçu par la ministre» de la Pêche Catherine Chabaud, a précisé à l’AFP Ange Natoli, un représentant des pêcheurs. Selon les pêcheurs, une rencontre avec la ministre est prévue jeudi.

L’objectif est «de montrer qu’on ne lâche pas la pression. Et selon ce qui sera dit demain, on jugera de la suite du mouvement.». Il a précisé qu’une centaine de pêcheurs s’étaient mobilisés à Frontignan aux alentours de 3 heures du matin. Des images diffusées par BFMTV ont montré un feu allumé sur un carrefour menant au dépôt pétrolier. Mardi matin déjà des pêcheurs avaient bloqué pendant plusieurs heures un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer, avant une intervention des CRS qui avaient levé le blocage.


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«On ne peut pas travailler à perte»

Les pêcheurs avaient déployé des banderoles: «L’Europe nous tue», «L’UE coule nos bateaux et Paris nous regarde». Dans le port de Sète (Hérault), des pêcheurs ont empêché mardi le départ d’un bateau de la Corsica Ferries. En l’absence «d’avancées significatives» après la rencontre avec la ministre, «je ne pense pas que le mouvement va s’arrêter», a encore mis en garde Ange Natoli. «On risque de durcir le mouvement» car «on ne peut pas travailler à perte.»

Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Paca et de Corse, les trois organisations de producteurs (OP) de Méditerranée et des syndicats de marins (salariés et patronaux) ont lancé lundi un mouvement de protestation commun sur la façade Méditerranée. Les professionnels de la pêche dénoncent «une dégradation continue de leurs conditions d’activité», en raison notamment de «la hausse des coûts d’exploitation et du carburant» mais aussi une «multiplication des contraintes administratives et réglementaires». La France est le deuxième producteur européen de produits de la pêche, derrière l’Espagne, avec 477.000 tonnes de poissons et crustacés pêchés en 2024, un volume quasi stable (+1%) par rapport à 2023, selon les données du gouvernement.



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