le coing de paradis de Van Gogh


Alors que l’impressionnisme vit ses dernières expositions – sous l’influence des estampes japonaises –, Vincent van Gogh (1853–1890) séjourne en 1887 à Paris où il est venu rejoindre son frère Théo. Il se lance alors dans une série de natures mortes, genre avec lequel il expérimente une nouvelle manière de peindre qui aboutira à son style unique.

À coups de pinceau torturé, il invente cette manière éblouissante, reconnaissable entre mille, qui donne à voir le geste créateur dans un élan de vitalité rageur. Le peintre qui allait devenir l’une des figures majeures des avant-gardes, précurseur des fauves et de l’expressionnisme, réalise cette séduisante composition aux coings.

Initié par Camille Pissarro aux subtilités du micro-divisionnisme et aux dernières théories de la lumière, il traduit la texture des fruits par une touche dynamique et fragmentée et dispose l’ensemble sur un tissu bleu strié de touches de couleurs vives, rouge, jaune et mauve soutenu, semblable à un plan d’eau soumis aux aléas d’un vent d’été. Cette même année, il se lance dans sa célèbre série des « Tournesols », qu’il va poursuivre dès février 1888 sous le soleil arlésien.

La recette : coing confit flambé à l’eau-de-vie de framboise

Vincent van Gogh, Nature morte aux coings

Vincent van Gogh, Nature morte aux coings, 1887–1888

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Coll. Gemäldegalerie Neue Meister, Dresde / © BPK, Berlin, dist. GrandPalaisRmn / Jürgen Karpinski.

Ingrédients pour 4 personnes

2 coings
2 cuillères à soupe de miel
1 citron jaune
4 verres à liqueur d’eau-de-vie de framboise
4 fleurs de capucine
1 branche de romarin
4 feuilles de sauge
1 grappe de raisin chasselas
Fleur de sel
1 demi-bouteille de sauvignon
1 cuillère à soupe de sucre cristal
Sucre glace

Préparation

La veille, confectionner un joli sirop avec le sauvignon, le citron en rondelles, le romarin, le miel et la sauge. Lui donner une ébullition et y plonger les coings épluchés et coupés en deux. Compter 35 à 40 min de cuisson à feu très doux puis laisser tiédir à couvert et à température ambiante toute la nuit.

Le lendemain, cueillir les raisins sur la grappe. Dans un poêlon, les conjuguer avec le sucre cristal et les laisser confire à feu doux un bon quart d’heure. Pendant ce temps, faire tiédir les coings dans le sirop puis les poser sur des assiettes chaudes. Afin de donner au sirop une belle consistance légèrement nappante, le laisser réduire quelques minutes.

Pour le dressage de chaque assiette, poser le chasselas sur le coing et fleurir avec la fleur de capucine, un bout de romarin, une feuille de sauge et quelques cristaux de fleur de sel.

Ceinturer avec la réduction de sirop, saupoudrer de sucre glace et, devant vos invités, flambez avec l’eau-de-vie légèrement tiédie. Pour les plus gourmands, vous pouvez ajouter une quenelle de sorbet framboise.

Suggestion de boisson : une infusion de citronnelle frappée au congélateur





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