À sept mois de la présidentielle, l’électorat de gauche est profondément divisé


DÉCRYPTAGE – S’il bénéficie d’un socle électoral solide, Jean-Luc Mélenchon ne dispose en revanche que de très faibles réserves de voix en dehors de son camp, selon une étude.

À un peu plus de sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, la campagne en est toujours au stade du grand n’importe quoi. Les vaines ambitions de candidatures condamnées produisent encore leurs chants désespérés. Des observateurs enivrés continuent d’échafauder des plans sur la comète. Les sacro-saints sondages régissent avec autorité cette pétaudière : un seul pourcent vous manque et tout est dépeuplé, deux points de plus et c’est l’assurance de la victoire. Heureusement, dans cet embrouillamini, même si loin de l’échéance, il existe des repères précieux.

Le cabinet Cluster17 a produit une grande étude pour le think-tank Terra Nova sur la structure de l’électorat français. Grâce à des méthodes nouvelles, le spécialiste de l’opinion permet d’y voir un peu plus clair. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la désaffiliation partisane qui s’observe depuis plusieurs années n’a pas donné lieu à un électorat éclaté, flottant, sans repères. La société française est beaucoup…

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