ENQUÊTE – Alors que les incidents se multiplient ces derniers mois, la situation inquiète autant les usagers que les professionnels. Et le renforcement des contrôles n’y change rien.
En ce mardi de janvier 2026, Sébastien s’avance à la barre du tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes). Le quinquagénaire n’est coupable de rien, et d’ailleurs, il n’a pas non plus porté plainte. Il est avant tout venu exprimer sa stupéfaction face à l’homme qui l’observe, penaud, depuis le box des prévenus. La veille, ce dernier était au volant d’un bus transportant sa fille de 16 ans et plusieurs dizaines de ses camarades… sous l’empire de la cocaïne. « Vous n’auriez jamais dû conduire ce bus », adresse Sébastien à l’encontre du chauffeur, employé depuis tout juste un an par un prestataire de la Régie Lignes d’Azur, le réseau de transports de la métropole Nice-Côte d’Azur. La salle d’audience souffle.
Cet incident s’ajoute à une longue série, dont les épisodes se sont produits à quelques mois d’intervalle. « Je veux dire que la société de transport ne fait pas ce qu’il faut, reprend le père de famille, Il n’y a pas assez de contrôles réguliers. Et moi, je dois pouvoir faire confiance à des gens que je paye pour transporter mes enfants en toute sécurité. »
Quelques jours plus tôt, un autre conducteur, fatigué, avait cédé le volant à…
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