«La France a vocation à rester indépendante et non alignée» : à Lille, Gabriel Attal dénonce les prises de position récentes du RN
Gabriel Attal est arrivé à Lille pour la traditionnelle braderie. Aux côtés de Violette Spillebout, députée Ensemble pour la République, il partage un café dans un établissement situé près de la gare et échange avec des Nordistes. Cerné par les micros et les caméras, le candidat plaisante : «On se sent bien entouré !» Gabriel Attal est aussi accompagné par les porte-paroles de sa campagne, Abdoulaye Kanté, le conseiller de Paris («Changer Paris») et Prisca Thevenot. Avant d’entamer leur déambulation, Violette Spillebout, qui a offert à son collègue une broche en forme de moule (symbole de la braderie, NDLR), donne quelques explications au Parisien : «Le principe de la braderie, c’est que tu te promènes et tu achètes des trucs qui servent à rien. Et il ne faut jamais payer le prix que l’on t’annonce, il faut négocier!»
«On est ici pour un de ces moments que je préfère, un moment au contact des Français, dans une ambiance familiale et populaire», affirme le candidat, qui sera à Toulouse en fin de journée et à Rouen demain. Il évoque «l’élection la plus importante depuis le début de la Ve république tant les enjeux sont énormes».
Interrogé sur les récentes positions prises par des membres du RN, Attal a dénoncé «la soumission et l’impréparation» de ce parti. Il a cité le cas de Louis Aliot qui a annoncé hier qu’en cas de victoire du RN, la France arrêterait d’aider l’Ukraine. «Si la France arrête de soutenir l’Ukraine, c’est potentiellement la victoire de la Russie», a-t-il affirmé. Le candidat centriste s’est aussi offusqué de la signature par Jordan Bardella d’un mémorandum sur l’immigration avec le parlementaire britannique Nigel Farage. «Il a accepté de signer un accord qui est une soumission totale de la France puisqu’il s’engage à ce que la France accueille tous les migrants qui se rendent vers la Grande-Bretagne. La France a vocation à rester indépendante, non alignée», a-t-il asséné. «Entre le RN et moi, il y a deux mondes, deux visions diamétralement opposées.»
LOU BENOIST / AFP
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