un homme mis en examen après l’agression du président d’une association LGBT+


Le suspect a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître dans les 3e et 4e arrondissements de Paris. Il a aussi interdiction d’entrer en contact avec la victime et de quitter le territoire national métropolitain.

Un jeune homme a été mis en examen après l’agression ce week-end à Paris du président d’une association LGBT+ des policiers et fonctionnaires de justice, a indiqué mercredi 2 septembre le parquet de la capitale, confirmant une information du Parisien. Le suspect, né en 2006 et au casier judiciaire vierge, est poursuivi pour violences aggravées et vol.

Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître dans les 3e et 4e arrondissements de Paris, où a eu lieu l’agression. Il a aussi interdiction d’entrer en contact avec la victime et de quitter le territoire national métropolitain. Son contrôle judiciaire contient également une obligation de pointage auprès des forces de l’ordre, ainsi qu’une obligation de soins en addictologie, précise le ministère public.


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Pierre Picavet, policier et président de FLAG !, association de lutte contre les discriminations et violences LGBTphobes regroupant des agents des ministères de l’Intérieur et de la Justice, a été agressé un peu avant 4 heures du matin samedi à la sortie d’un bar dans le quartier du Marais, au cœur de la capitale. La victime présentait de nombreuses traces de blessures (hémorragie interne, crâne ouvert…), à la suite notamment d’un jet de bouteille, selon le parquet.

Le suspect était en «état d’ivresse manifeste»

Une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction, avait été ouverte lundi pour violence suivie d’incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours, ainsi que pour vol. Les violences reprochées sont aggravées pénalement car elles ont été commises, selon le parquet, en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime. L’«état d’ivresse  manifeste» du suspect ainsi que le recours à «une arme» sont deux autres circonstances aggravantes retenues.

Dans sa plainte, la victime a indiqué que l’auteur de l’agression l’avait traité de «sale pédé» à plusieurs reprises, avait précisé dimanche le parquet. «Elle lui a décliné sa qualité de policier immédiatement tout en lui montrant sa carte professionnelle, sans dissuader le mis en cause de s’en prendre à elle», avait ajouté le ministère public.



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