CHRONIQUE – L’actualité fait la chronique, désespérante, des succès des cerveaux français aux États-Unis. Nous avons exporté nos milliardaires avant même qu’ils le deviennent.
La semaine dernière, deux Français étaient mis à l’honneur sur le site du média financier Bloomberg sous le titre : « Ces fondateurs de la French Tech ont empoché 3 milliards de dollars » (chacun). Inconnus ici, ou presque, Olivier Pomel, 49 ans, et Alexis Le-Quoc, 51 ans, centraliens l’un et l’autre, ont créé il y a seize ans Datadog. Une société de technologie, cotée depuis 2019, qui vaut aujourd’hui 85 milliards de dollars. Créée et cotée aux États-Unis. Bravo à eux, tant pis pour nous.
La semaine dernière encore, trois autres jeunes loups français de la tech ont vendu leur société, Hugging Face, au géant Nvidia pour 13 milliards de dollars. L’entreprise d’open source, qui s’est fait un nom dans le secteur de l’intelligence artificielle, est essentiellement américaine. Ses actionnaires aussi. Bravo à eux. Tant pis pour nous.
La semaine dernière toujours, Pasqal a filé au Nasdaq. Réputée être l’une des pépites françaises dans le quantique, ce domaine d’avenir dans lequel les espoirs…
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