«La peur des candidats à la présidentielle d’assumer des mesures difficiles»


CONTRE-POINT – De Gabriel Attal à Marine Le Pen, chacun proclame l’urgence qu’il y a à redresser les finances publiques. Mais le bât blesse lorsqu’il s’agit de passer de l’énoncé de principes généraux à l’énumération de décisions concrètes, forcément impopulaires.

Le redressement des finances publiques, pourtant vital, attendra. Jusqu’à la présidentielle, veulent croire les naïfs. Bien au-delà, doit-on plutôt redouter, une campagne présidentielle étant davantage propice aux promesses démagogiques qu’aux engagements courageux.

« Sommes-nous prêts à assumer les efforts nécessaires pour rester une nation libre, prospère et solidaire ? » La réponse des candidats à la présidentielle qui planchent ce jeudi devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) sera un test. Il y en a un dont on sait qu’il ne cherchera à satisfaire ni les patrons ni les marchés : Jean-Luc Mélenchon, qui fait du non-remboursement de la dette l’étendard de son programme économique et n’envisage d’autre moyen de réduire les déficits qu’en taxant les « riches ». Mais les autres ?

De Gabriel Attal à Marine Le Pen, chacun proclame l’urgence qu’il y a à redresser les finances publiques. En s’engageant qui à rationaliser l’organisation de l’État, qui à repenser…

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