Invitée de la matinale sur RTL, ce mardi, la secrétaire générale du syndicat a rappelé que son organisation «s’est déclarée favorable à une mise à contribution pour les retraités les plus aisés», sans pour autant définir un seuil.
Alors que l’exécutif prévoit d’économiser 28 milliards d’euros pour boucler son budget pour 2027, la piste d’une mise à contribution des retraités emporte le soutien de la CFDT. Ce mardi, la secrétaire générale du syndicat a rappelé que son organisation «s’est déclarée favorable à une mise à contribution pour les retraités les plus aisés». Elle est même prête à travailler avec le gouvernement sur ce sujet, afin que les «efforts» soient «partagés» pour redresser les comptes publics.
Interrogée sur RTL, Marylise Léon n’a pas défini pour autant le niveau à partir duquel les retraités seraient concernés. La syndicaliste a expliqué que la CFDT ne peut pas fournir de «chiffre magique pour faire des économies […]. Je ne vais pas vous dire que c’est 2000, 3000 ou 4000 euros».
Parallèlement, la secrétaire générale a aussi défendu la taxation de l’héritage «dès le premier euro», une mesure de «justice sociale» dont le syndicat entend débattre avec les candidats à l’élection présidentielle, à l’exception de Marine Le Pen. «La question c’est: est-ce qu’on aura des responsables politiques qui auront le courage d’assumer que ça peut bouleverser une partie de leur électorat ?», a-t-elle poursuivi, précisant mettre régulièrement cette proposition sur la table.
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Un nombre très limité de Français s’acquittent aujourd’hui de l’impôt sur les successions. Entendu en février 2022 par la commission des Finances du Sénat, le ministre de l’Économie d’alors, Bruno Le Maire, avait estimé que «les deux tiers des successions ne sont soumises à aucun droit de succession» et que cette fiscalité ne concerne ainsi qu’un «nombre très limité de Français». La taxation de l’héritage figure au programme de Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire organisée par Place publique et le Parti socialiste, qui propose la création d’un «impôt sur les grandes successions».
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