Rebaptisé en l’honneur de Donald Trump, l’aéroport de Palm Beach sème la pagaille en changeant son code d’identification


Le code IATA à trois lettres, qui permet de désigner chaque aéroport dans le monde, est censé être immuable, sauf impérieuse nécessité.

Un aigle entouré d’étoiles, et le nom du président en majesté. L’aéroport international de Palm Beach, en Floride, a terminé mardi 18 août son changement de nom avec le changement de son code IATA, ces trois lettres qui identifient tous les aéroports du monde. PBI, pour «Palm Beach International Airport», est ainsi devenu DJT, le «President Donald J. Trump International Airport». Un changement extrêmement rare, avec des conséquences en cascade pour les passagers et compagnies aériennes.

C’est le gouverneur de Floride, Ron de Santis, qui a validé en mars ce changement de nom pour l’aéroport situé à 4 kilomètres à peine de la résidence de Mar-a-Lago du président. Si plusieurs aéroports portent le nom d’anciens présidents américains, c’est la première fois que l’un d’eux est rebaptisé alors que le chef de l’État est encore à la Maison-Blanche.


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Les codes censés être «permanents»

Cela aurait pu s’arrêter à un changement de logo, mais les autorités ont tenu à modifier le code IATA de l’aéroport. Or, «un code attribué est considéré comme permanent et n’est quasiment jamais changé», écrit l’IATA, l’Association du transport aérien international sur son site. Quand le code est modifié, c’est «uniquement pour raison impérieuse, principalement concernant la sûreté aérienne». Et de citer l’exemple de l’aéroport de Washington Dulles, DIA, renommé en IAD pour éviter la confusion avec l’aéroport voisin Ronald Reagan, DCA. La plupart des aéroports ayant changé de nom ont gardé le code faisant référence à leur ancien nom.

Changer le code IATA est extrêmement complexe. Il implique de revoir l’intégralité des systèmes informatiques pour mettre à jour la dénomination de l’aéroport, y compris pour les compagnies aériennes et les bagagistes. Et après ce changement de code, la recherche de billets depuis ou vers PBI ne donne plus de résultat. Les billets déjà achetés ont dû être modifiés par les compagnies, pour tenir compte du changement. Les bagages en soute doivent désormais être étiquetés DJT pour trouver leur bonne destination.

Controversé, le changement de nom devrait coûter 5,5 millions de dollars (4,7 millions d’euros) selon l’aéroport. «Cela inclut la mise à jour des panneaux, des supports de marque, des systèmes informatiques…» Une partie de la somme, 2,75 millions de dollars, sera payée par l’État de Floride, donc par les contribuables.



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