nouvelle attaque contre un important réservoir d’essence


Des attaques similaires ont eu lieu ces derniers jours, visant samedi un réservoir de diesel à Zawiya et une usine de dessalement d’eau dimanche.

Un important réservoir d’essence situé à Zawiya, dans l’ouest de la Libye, a pris feu et s’est effondré lundi après une attaque perpétrée par des inconnus, selon un communiqué de la Compagnie nationale de pétrole (NOC).

«Lundi soir, le réservoir cuve 402-T, appartenant Brega Oil Marketing pour le stockage d’essence, a été directement visé, provoquant un violent incendie avant son effondrement total. La cuve contenait environ 4,5 millions de litres d’essence, ce qui rend l’incident extrêmement grave en raison de la menace potentielle pour le site, les installations pétrolières voisines et les zones environnantes», a déploré la NOC dans un communiqué lundi sur Facebook.


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Le réservoir est situé sur le site de la deuxième plus grande raffinerie de pétrole de Libye, à Zawiya, d’une capacité de raffinage de 120.000 barils par jour.

Une attaque aux origines inconnues

Des attaques similaires ont eu lieu ces derniers jours, a déploré la NOC, visant samedi un réservoir de diesel à Zawiya (45 km à l’ouest de Tripoli) et une usine de dessalement d’eau dimanche. «Les équipes de pompiers et de protection civile sont immédiatement intervenues (…) pour procéder également au refroidissement des réservoirs adjacents afin d’empêcher la propagation du feu», a indiqué Brega Oil dans un communiqué lundi soir, affirmant «procéder déjà à l’évaluation des dégâts».

La compagnie, l’une des majeures dans le pays, a réitéré son «appel urgent à toutes les parties afin qu’elles cessent toute hostilité et s’éloignent des installations pétrolières et des dépôts de stockage». Pour l’instant, on ignore si cette attaque ou l’incendie ont fait des victimes. La NOC a déclaré «l’état d’urgence» et demandé une enquête.

Dotée des réserves de pétrole les plus abondantes d’Afrique, la Libye a plongé dans le chaos après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux exécutifs s’y disputent actuellement le pouvoir : celui dirigé par M. Dbeibah et un autre dans l’Est, contrôlé par le puissant maréchal Khalifa Haftar et son clan. Dans un communiqué paru lundi soir, M. Dbeibah avait tenu une réunion plus tôt dans la journée avec des responsables clés, dont le ministre de l’Intérieur ainsi que les chefs de certains groupes armés de la capitale «pour faire le point sur les derniers développements en matière de sécurité», soulignant la nécessité de «traiter avec fermeté tout acte portant atteinte à la sécurité, aux infrastructures et installations vitales».



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