Le commissaire européen à la migration, Magnus Brunner, affirme qu’il «est trop tôt pour lier la désinformation sur Ceuta à la Russie»


Des vidéos et photos de la crise migratoire ont inondé les réseaux sociaux ces derniers jours. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a accusé la Russie d’être à la manœuvre dans cette «campagne de propagande intensive».

Après l’arrivée massive de migrants marocains à Ceuta, enclave espagnole située sur le continent africain, des milliers de photos et de vidéos de la crise ont déferlé sur les réseaux sociaux. Les images de cette marée humaine aux portes de l’Europe ont fait le tour du monde. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, n’a pas tardé à accuser la Russie d’avoir alimenté ce flux de contenus afin d’attiser la haine anti-immigration en Europe.

Dans une publication X, Andrii Sybiha, a affirmé que ses services avaient détecté «une campagne de propagande russe intensive», dans une volonté de «déstabilisation». Selon les données qu’il présente, 1500 publications auraient été identifiées comme émanant d’un réseau pro-russe. À l’origine de la diffusion, se trouveraient les médias pro-Kremlin, RT et Pravda («La vérité» en russe).


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La Russie a-t-elle cherché à amplifier la crise sur les réseaux sociaux pour des raisons idéologiques ? Pour la première fois, un responsable européen de premier plan, le commissaire à la migration, Magnus Brunner, a réagi à ces rumeurs. Après la réunion d’urgence organisée entre les ministres de l’intérieur de l’UE ce mardi, il a affirmé qu’il «était trop tôt pour lier la désinformation sur Ceuta à la Russie».

Ce ne serait pas la première fois que le Kremlin diffuse des informations de façon massive, dans le but de perturber le débat public et plus largement, de fragiliser les gouvernements européens. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a régulièrement dénoncé l’offensive en ligne du Kremlin. En mai 2025, il évoquait un débat public européen «pilonné par des campagnes de désinformation, menées par des acteurs russes et relayées notamment par l’extrême droite américaine».



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