REPORTAGE – Dans les deux départements, les soldats du feu sont soutenus par leurs pairs venus d’autres régions, mais aussi par toute une société civile qui se mobilise.
Il flottait, ce week-end, comme un air de Far West au centre de Lacanau. Poussière latente, commerces fermés, rues traversées de convois pressés. La commune s’est transformée ces derniers jours en l’un des nombreux fronts face aux incendies sans précédent qui ont dévasté depuis près d’une semaine 32.700 hectares dans les Landes et en Gironde. Ses quelque 5700 habitants ont été invités à préparer le nécessaire pour pouvoir évacuer dans les plus brefs délais si l’ordre devait être donné. À plusieurs reprises, au cours des dernières 24 heures, les Canaulais ont cru cette heure arrivée. Il n’en était rien. À rebours des infox sur son évacuation, la collectivité refuge des territoires voisins sinistrés et a tenu bon, inspirée, peut-être, par les soldats du feu installés, depuis vendredi, dans la salle des fêtes de Lacanau. Transformé en l’une de leurs multiples bases de vie dans le secteur d’opération, ce camp improvisé est devenu le centre névralgique d’un héroïsme du quotidien.
Samedi après-midi…
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