le Conseil d’État valide l’arrêt des traitements d’un malade contre son avis


RÉCIT – Réveillé après une période de coma, Rémi R. se bat avec sa famille contre la décision de l’équipe médicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de ne plus le réanimer en cas de nouvelle dégradation de son état.

En vingt-cinq ans de métier, Me François Pinatel assure n’avoir « jamais vu ça ». Le 16 juillet dernier, il s’est présenté devant le Conseil d’État pour tenter de faire entendre la voix d’un patient dans un état très grave, mais « éveillé, et conscient ». En vain. Dans une décision rendue publique le 20 juillet, relayée par Le Parisien, la plus haute instance administrative a validé l’arrêt des traitements décidé par les soignants de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à l’encontre de Rémi* R. le 2 juin dernier. Et ce malgré des directives anticipées, réitérées lorsqu’il s’est réveillé après avoir été plongé dans le coma, alors que la décision avait déjà été prise. « Il l’a dit très clairement : il veut être soigné, quoi qu’il en coûte », insiste l’avocat de sa femme et de sa fille, elles-mêmes médecin en soins palliatifs et étudiante en médecine.

Il faut dire qu’à 60 ans, Rémi* R. est un « survivant ». Toute sa vie, le père de famille s’est battu contre « des pathologies…

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