TotalEnergies dévoile un résultat net en forte hausse au second trimestre


Ces chiffres sont tirés vers le haut par le conflit au Moyen-Orient, qui a fait flamber les cours du pétrole.

La guerre au Moyen-Orient porte les résultats des énergéticiens. Ce jeudi, TotalEnergies a dévoilé des bénéfices en très forte hausse : l’entreprise a présenté un résultat net ajusté de six milliards de dollars, sur le deuxième trimestre de l’année. Un montant en hausse de 12% par rapport aux trois mois précédents. Sur le premier semestre, le résultat net ajusté atteint même 11,4 milliards de dollars, un bilan en hausse de 47% par rapport à la même période, un an plus tôt. De son côté, le résultat net atteint 5,4 milliards de dollars, en baisse de 6% sur le trimestre.

Ces chiffres très élevés sont tirés vers le haut par le conflit au Moyen-Orient, qui a fait flamber les cours du pétrole. Le baril de Brent s’affichait ainsi à plus de 96 dollars, ce jeudi, en forte progression depuis la reprise des tensions entre Washington et Téhéran. «Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification», estime le PDG du groupe tricolore, Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.


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Polémique durable sur les superprofits du groupe

Ces résultats alimenteront sans doute la polémique qui suit le groupe depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient : une partie de l’échiquier politique accuse TotalEnergies, aux côtés d’autres firmes, de profiter de la crise pour engranger des bénéfices records, qualifiés même de superprofits. De son côté, l’entreprise se défend, et redistribue une partie de cette somme par des mesures prises pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs français. Ce mercredi, veille de la présentation de ses résultats, TotalEnergies a ainsi remis en place la politique de plafonnement qui était en vigueur dans ses stations jusqu’au mois de juin.

Le groupe, souvent critiqué pour la faiblesse, voire l’absence de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux, met aussi en avant sa contribution à l’économie internationale, assurant payer environ 25 milliards de dollars en moyenne annuelle d’impôts sur les sociétés et taxes à la production entre 2022 et 2025, pour un chiffre d’affaires d’environ 200 milliards de dollars par an.



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