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CRITIQUE – Christopher Nolan adapte l’Odyssée dans un film tissé de rebondissements mais contemporain jusqu’à la caricature.

Cet article est extrait du Figaro Histoire « La guerre d’Espagne, une histoire sans nom ». Retrouvez dans ce numéro un dossier spécial sur une tragédie qui n’en finit pas de diviser.

« La guerre d’Espagne, une histoire sans nom »
Le Figaro Histoire

Annoncée à grand renfort d’informations distillées au compte-goutte et auréolée de la réputation de son réalisateur, l’adaptation de l’Odyssée par Christopher Nolan est enfin là, avec ses trois heures de projection, son casting de stars (Matt Damon, Anne Hathaway, Charlize Theron…) et ses atours de blockbuster. Il fallait bien cela, se dira-t-on, pour aborder l’œuvre fondatrice de la littérature occidentale, en oubliant qu’en 2024, Le Retour d’Ulysse s’y était risqué sans déshonneur avec bien moins de moyens. À la différence du film d’Uberto Pasolini, qui s’attachait seulement au retour d’Ulysse, celui de Nolan embrasse la plupart des péripéties décrites par Homère dans les 24 chants de l’Odyssée, à l’exception notable du séjour du héros chez les Phéaciens. Il adopte aussi le principe narratif de l’analepse…

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