les vérités de Deschamps avant France-Espagne


Le sélectionneur de l’équipe de France a répondu aux questions des journalistes à la veille de la demi-finale contre l’Espagne.

Espagne favorite

« Oui, je le confirme. L’Espagne est favorite. C’est ce que je vous ai dit. Je ne veux pas mettre la pression à Luis (de la Fuente) et à son équipe. Cette équipe sait attaquer, mais défendre aussi avec un seul but encaissé. Cela peut être un match spectaculaire, avec beaucoup de qualités des deux côtés. »

Son expérience des demi-finales

« Le vécu et l’expérience sont des éléments importants. Je ne fais pas les choses de la même façon, car les situations ne sont pas les mêmes. Le groupe de joueurs n’est pas le même. Il faut s’adapter. Ce n’est jamais identique entre les matches. Notre régularité est là, c’est la troisième de suite. Si cela peut m’éviter de faire des choses qui nous feront aller dans le mur, c’est déjà pas mal. Le football n’est pas une science exacte. La préparation est précieuse, importante, dans le moindre détail pour faire tout bien avant. »


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Les deux défaites contre l’Espagne

« Il n’y a pas de leçon, c’est une vérité avec les joueurs qui étaient là (défaite Euro 2024 et Ligue des nations 2025). C’est un rapport de force. Vous connaissez les qualités de l’Espagne. Elle veut le ballon et la possession. L’adversaire a du mal à l’avoir. Nous aussi, on veut le ballon et on est capable de créer des problèmes. Il n’y a pas de revanche. Ils ont gagné ces deux matches, bravo à eux. Mais demain (mardi), c’est un autre rendez-vous. Avec une place en finale. »

Kylian Mbappé à 100 %

« Kylian va bien. On ne peut pas aller à plus de 100%. Il est à 100. Il s’est entraîné et il a droit comme d’autres de faire 10 minutes au lieu de 20. »

Le 14 juillet

« Évidemment que le 14 juillet est symbolique pour la France et tous les Français. C’est la première fois ? Je n’avais pas ce détail. On sait l’objectif qui est le nôtre. Mais l’Espagne le veut aussi. On ne va pas se satisfaire d’être en demi-finale et on va tout faire pour que cela se passe très bien. »

La France populaire aux États-Unis

« Je sais qu’il y a cinq sports majeurs aux États-Unis et le football n’en fait pas partie, à part pour le football féminin. Les gens au camp de base à Boston sont formidables. On est une équipe sympathique car on a gagné des matches aussi. Il doit y avoir tellement de photos, d’images, de partages, de vie de groupe, c’est très appréciable et si cela peut aider au développement du football aux États-Unis, tant mieux. On en profite de cet élan populaire. »

Le onze de départ

« Chaque sélectionneur a des choix à faire. L’important est que celui qui commence soit bon et celui qui rentre aussi. Je veux que cela continue. Dans ma réflexion, par rapport à la situation, avec des profils légèrement différents. À un moment ou non, ils seront concernés. »


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Tchouaméni, son état de santé

« Aurélien, autant au dernier match, le risque était trop élevé. Il est mieux aujourd’hui. On ne peut pas dire qu’il est guéri à 100%. Son dernier match remonte à quinze jours, ce n’est pas rédhibitoire. Aujourd’hui, il est disponible. »

Concurrence Doué et Barcola, un moteur ?

« Ils se connaissent et s’apprécient. Les deux ont le potentiel pour être titulaire. Ils alternent aussi à Paris. Que ce soit l’un ou l’autre qui rentre, l’adversaire ne soufflera pas. Je ne fais pas de choix en fonction de l’adversaire. Contre le Maroc, Hakimi avait des difficultés à rentrer à l’intérieur, ce qu’aime bien faire Doué. »

La menace Yamal

« Il y a les points forts de l’adversaire, nous aussi on en a. Que je prenne en considération ce qu’il est capable de faire, oui. L’objectif est de limiter cette influence. En un contre un, c’est difficile. Mais en faire contre certains de mes joueurs, ce n’est pas une partie de plaisir. L’ensemble du groupe est prêt pour ce rendez-vous. »



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