Un an après le drame d’Arcachon, les députés adoptent l’amendement « Benjamin » autorisant les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer


Porté par la députée Sophie Panonacle et soutenu par les parents du jeune Benjamin Mano, l’amendement a été adopté jeudi à l’Assemblée nationale.

Un peu plus d’un an après le drame qui avait bouleversé le bassin d’Arcachon, les députés ont adopté jeudi l’amendement « Benjamin », du nom du jeune Benjamin Mano, mort à l’âge de 8 ans, après avoir été percuté par un bateau de pêche à l’entrée du port d’Arcachon, le 21 mai 2025.

Le garçon avait été violemment heurté par le navire alors qu’il participait à une sortie en Optimist. L’enquête avait établi que le marin était sous l’empire de la cocaïne au moment des faits, provoquant une onde de choc et relançant le débat sur l’absence de contrôles de stupéfiants en mer.


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« Homicide en mer » ?

Quelques jours après l’accident, la députée de la 8e circonscription de la Gironde, Sophie Panonacle, avait saisi le ministre de l’Intérieur afin de réclamer un renforcement des pouvoirs des autorités maritimes. Son objectif : permettre des dépistages d’alcool et de drogues auprès des plaisanciers comme des professionnels, à l’instar de ce qui existe sur le réseau routier. Dans le même temps, les parents de Benjamin avaient engagé un long combat pour faire évoluer la loi.

C’est donc une première victoire pour eux, même si la députée Sophie Panonacle veut aller encore plus loin et souhaite désormais créer un délit d’« homicide en mer », inspiré de l’homicide routier instauré en 2023 en France.



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