pourquoi la partie de poker menteur entre Daniel Kretinsky et les créanciers va durer tout l’été


DÉCRYPTAGE – Faute d’accord après huit mois de négociations, le sort du distributeur devrait être tranché par le tribunal de commerce de Paris, en octobre. Mais les parties ont, en fait, intérêt à s’entendre, tant les risques sont élevés.

L’avenir de Casino se jouera-t-il au tribunal de commerce de Paris cet automne ? Depuis quelques jours, cette option semble la plus probable. La dette du distributeur stéphanois (Monoprix, Franprix, Vival, Cdiscount…) est devenue insupportable et le groupe sera incapable de rembourser le 1,4 milliard d’euros exigible en 2027. Daniel Kretinsky, qui détient 53 % de Casino depuis la précédente restructuration financière, en mars 2024, n’a pas réussi à trouver un accord avec les principaux créanciers sur un allégement de cette dette, indispensable pour éviter la faillite.

Après huit mois de négociations, Casino, qui ne vaut plus que 85 millions d’euros en Bourse, a officialisé ce désaccord lundi, en publiant les deux propositions de restructuration (celle de Daniel Kretinsky et celle des créanciers) remises le mardi 30 juin, date limite pour un accord. Le groupe a prévenu que son conseil d’administration déciderait laquelle il présenterait au tribunal de commerce. Selon les observateurs…

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