«J’ai de plus en plus de soutiens. Que ce soit du côté des Cévennes, de la Bretagne, de la Picardie ou du côté des ultramarins, ça avance bien, on est confiant», a affirmé le maire de Saint-Ouen.
Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane s’est défendu lundi de présenter une «candidature de témoignage» pour la prochaine présidentielle, quand bien même plusieurs postulants se trouvent déjà sur la ligne de départ pour 2027. «Je ferai tout pour être le prochain président de la République. Ce n’est pas du tout une candidature de témoignage», a affirmé au micro d’Europe 1/CNews le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) réélu en mars.
«J’ai de plus en plus de soutiens. Que ce soit du côté des Cévennes, de la Bretagne, de la Picardie ou du côté des ultramarins, ça avance bien, on est confiant», a-t-il ajouté. Encore peu connu, Karim Bouamrane, qui s’est déclaré candidat début juin, a assuré qu’il «[serait] au second tour» et a rejeté l’idée selon laquelle le Rassemblement national serait «automatiquement» présent au second tour.
«Je représente un Français républicain de gauche»
En conflit ouvert avec La France insoumise, il renvoie «dos à dos» les «deux extrêmes» qu’il dit combattre. Il a récemment critiqué la formule d’Éric Coquerel sur les «maires de couleurs», qualifiant les propos du député insoumis de «dignes du Code noir». Ancien cadre informatique et fils de parents immigrés marocains, Karim Bouamrane a été l’un des premiers édiles d’origine maghrébine à diriger une ville de plus de 50.000 habitants.
«Je représente un Français républicain de gauche qui se bat pour la démocratie sociale, qui est musulman et ça peut poser problème», a-t-il estimé en dénonçant les critiques concernant sa candidature. «Les seuls qui m’invisibilisent et qui me méprisent, ce sont souvent les barons du Parti socialiste et les barons de la gauche» a déploré le socialiste, également en conflit avec le patron du PS Olivier Faure, dont il a demandé la démission après les élections municipales.
À gauche, plusieurs candidats pour 2027 se sont déjà déclarés, comme le socialiste Jérôme Guedj, l’écologiste Marine Tondelier ou les anciens insoumis François Ruffin et Clémentine Autain. D’autres sont pressentis, à l’image de Raphaël Glucksmann (Place publique), pour l’heure le mieux placé dans les sondages, mais aussi l’ancien président François Hollande et l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve. «Ils s’échauffent, ils s’étirent, ils sont éventuellement candidats à une éventuelle candidature», a ironisé Karim Bouamrane. «En attendant, moi, je suis candidat, je suis déterminé, on rassemble», a-t-il conclu.
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