Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a indiqué que 2600 contrôles avaient été effectués depuis la fin mai pour vérifier que les entreprises protègent bien leurs salariés des fortes chaleurs.
Adaptation des horaires de travail, pauses plus fréquentes, accès à de l’eau… Les entreprises ont de nombreuses obligations en période de canicule pour protéger la santé de leurs salariés, et celles-ci ne sont pas toujours respectées. L’inspection du travail a mené 2600 contrôles en un mois et adressé 227 mises en demeure, a indiqué le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou ce lundi 29 juin sur Franceinfo, à l’issue d’une semaine de canicule record.
«L’enjeu principal, c’est l’adaptation des horaires», a relevé le ministre sans plus de détail sur les manquements relevés. Il a prévenu que des sanctions pourraient être prises dans le cas où les mises en demeure adressées ne seraient pas suivies d’une mise en conformité.
Un «voyage d’étude» en Espagne
Jean-Pierre Farandou a une nouvelle fois balayé l’idée de fixer un seuil de température à partir duquel le travail devrait être aménagé, estimant le décret pris l’an dernier «très clair» malgré l’absence de seuil, qui ne serait selon lui pas le même selon les régions ou les conditions. «J’ai confiance dans les chefs d’entreprise, ils prennent des mesures pour leurs salariés», a martelé le ministre, renvoyant peut-être à des accords dans le cadre des conventions collectives.
Il a par ailleurs souligné la nécessité de revoir l’organisation de la société face à la nouvelle donne climatique, par exemple en s’inspirant de l’Espagne. «On va faire un voyage d’étude de deux, trois jours, pour essayer de comprendre comment la société espagnole s’est adaptée à la chaleur», a expliqué Jean-Pierre Farandou, disant avoir pris attache avec son homologue de l’autre côté des Pyrénées et vouloir convier les partenaires sociaux à cette visite. La réflexion pourrait notamment porter sur un décalage des horaires de travail en été.
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