il est urgent de lutter contre l’Instagramisation de la bouffe


LE PIRE DE L’ÉPOQUE (5/6) – Des notes vocales pour tout aux vidéos de Cédric Grolet en passant par ces adultes qui continuent d’avoir Harry Potter pour unique référence, le monde contemporain ne nous épargne pas. Mais la résistance s’organise.

Sous une musique électronique minimaliste, le chef-pâtissier Cédric Grolet apparaît sur l’écran de notre smartphone. Devant lui, posées sur un plan de travail immaculé : des pêches, des figues, des pommes… bref, des fruits. D’un geste si théâtral qu’il rappelle un acteur de telenovela sur le point de révéler que le bébé n’est pas de lui, l’homme les fend en deux. La peau cède alors d’un craquement sec pour laisser apparaître une crème gélatineuse. Le subterfuge est révélé au grand jour. Ce ne sont pas des fruits mais des concepts de fruits. Le genre de fruits qui auraient vu un coach de vie et pratiqueraient le Pilates, des fruits en mieux. En pâtisserie contemporaine, cela porte le nom de trompe l’œil.

En théorie, on devrait applaudir des deux mains à la vue de ces réalisations, déposer nous aussi un petit coeur rouge sur cette publication Instagram, comme 3,7 millions d’internautes l’ont fait, et retourner gentiment vaquer à nos occupations – retranscrire cet entretien sur la chute…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


7 + 1 =