après la disparition de Lyhanna, 11 ans, le village de Fleurance s’accroche tant bien que mal à l’espoir


REPORTAGE – Trois jours après la disparition de la jeune fille, les habitants de cette commune du Gers tentent, tant bien que mal, de garder leur optimisme.

Ce lundi 1er juin a des airs de vacances sous un soleil généreux à Fleurance, petite commune nichée au cœur du Gers. La vie continue, les gens courent, discutent en terrasse, s’attardent au parc. Pourtant, cette quiétude n’est qu’une «façade», analyse une commerçante. Car derrière quelques sourires ou regards fuyants, une seule conversation occupe les 6000 âmes du village : la disparition de la petite Lyhanna, 11 ans.

En ce début de semaine, les forces de l’ordre – motos, voitures, fourgons – quadrillent dans chaque recoin du bourg. « On en avait jamais vu autant», témoigne un habitant. Au total, entre « 170 et 180 gendarmes » sont encore mobilisés aujourd’hui, précise le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers.

Les faits remontent à vendredi. La petite brune aux yeux marron a été vue pour la dernière fois vers 15 heures à la sortie de son collège, à bord du véhicule d’un homme de 41 ans – le père d’une de ses camarades de classe. Aux alentours…

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