Cette commune des Hauts-de-Seine va envoyer un titre de recettes aux familles de deux mineurs âgés de 13 et 14 ans. Le préjudice total est estimé à 2000 euros.
«On ne doit rien laisser passer avec nos moyens à nous, au niveau d’une mairie. À force de tout laisser passer, certaines villes deviennent des zones de non-droit», explique au Figaro Manuel Aeschlimann, le maire (LR) d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Après des actes de vandalisme commis par deux mineurs sur deux bouches à incendie, dimanche 24 mai en début de soirée, le maire a décidé d’envoyer la facture aux familles des auteurs. Le maire affiche sa volonté de mettre en application «le principe de tolérance zéro» qu’il résume d’une formule : «Tu casses, tu payes».
Le jour des faits, près de 80 mètres cubes d’eau s’étaient écoulés sur la voie publique pendant 40 minutes. La ville a estimé le préjudice financier à 2000 euros, une somme correspondant au coût de l’eau gaspillée, à la remise en état des installations et à la mobilisation des agents de la collectivité. «Grâce aux images de vidéoprotection et à la mobilisation des polices municipale et nationale, les auteurs des faits ont été identifiés et interpellés. Les deux mineurs mis en cause sont âgés de 13 et 14 ans. L’un est d’Asnières, l’autre de Bobigny», indique la mairie dans un communiqué. La facture des dégâts va être envoyée aux familles concernées via un titre de recettes.
Responsabilité des familles
«Je l’avais déjà fait sur des cas similaires en 2017. Nous avions envoyé un titre de recettes, qui a un caractère contraignant dès lors qu’une créance due par quelqu’un à la ville est identifiée, aux familles concernées», détaille Manuel Aeschlimann. Et si les familles refusent de payer ? Le maire assure disposer de leviers juridiques tels que des saisies sur salaire, auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la banque.
«Quand on a face à nous une infraction avérée et les moyens d’y répondre juridiquement, il faut agir plutôt que de se dire “on verra la prochaine fois”», poursuit le maire d’Asnières-sur-Seine. L’édile en appelle à «la responsabilité des familles» dont certaines «laissent leurs enfants faire n’importe quoi».
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