Éliminé en quatre sets au deuxième tour, le Français regrette de ne pas avoir accroché plus longtemps la légende serbe, qui a puisé physiquement.
Il y a eu match. Ce mercredi sur le court Philippe-Chatrier, Valentin Royer a fait douter Novak Djokovic avant de finalement s’incliner à l’issue d’un combat de 3h44, remporté par le Serbe en quatre sets (6-3, 6-2, 6-7, 6-3). Le Français, éliminé au deuxième tour de Roland-Garros, n’a pas caché quelques regrets en conférence de presse.
«Je suis un peu déçu de ma performance, surtout aux premier et deuxième sets. Djokovic a bien joué, très bien servi mais je n’ai pas réussi à capitaliser sur les moments où il le fallait. J’ai fait pas mal de fautes directes, je n’ai pas réussi à le mettre hors de portée en fond de court. Après, ça s’est mis en place dans le troisième set. C’était un super match. Au-delà de la déception, j’ai pris un kiff de dingue avec cette communion du public. C’est une première pour moi aussi sur le Chatrier, contre une des légendes du tennis. Donc je suis super content de moi sur la manière dont j’ai géré l’événement, parce que je n’ai pas forcément stressé ou fait des choses incongrues aujourd’hui», a développé le 74e joueur mondial.
Même s’il se plaint du dos, de douleurs physiques, Novak cavale et va chercher tous les points
Valentin Royer
En jambes, Royer n’est pas passé loin d’arracher une manche décisive. «Honnêtement, j’aurais bien aimé aller au cinquième set pour voir comment il aurait tenu… Je l’ai vu se plaindre un peu, s’étirer, c’est du Novak, il fait ça pour essayer de voir comment l’adversaire réagit. Il y avait beaucoup de bruit aussi, il s’est servi de cette énergie négative pour lui. Moi, ça ne m’a pas impacté, a-t-il ajouté. J’ai essayé de garder mon fil conducteur, surtout dans les troisième et quatrième sets. Même s’il se plaint du dos, de douleurs physiques, il cavale et va chercher tous les points parce que c’est un joueur exceptionnel. C’était juste impressionnant sur les deux ou trois premiers jeux. Après, je me suis dit que je jouais un joueur comme un autre. Par exemple, quand Marc Maury (le speaker de Roland-Garros) a annoncé le palmarès de Novak pendant l’échauffement, je n’ai même pas écouté, j’étais dans ma bulle.»
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