«Gaël est une idole», l’hommage appuyé d’Hugo Gaston à Monfils


Après sa victoire en cinq sets (6-2, 6-3, 3-6, 2-6, 6-0) sur le court Philippe-Chatrier, Hugo Gaston a rendu hommage à son aîné Gaël Monfils, qui ne jouera plus à Roland-Garros.

Quel est votre sentiment après ce succès face à Gaël Monfils (6-2, 6-3, 3-6, 2-6, 6-0),  et qu’est-ce qui vous est arrivé physiquement durant le match ?

«Déjà, je suis très content d’avoir pu gagner ce match. Contre des Français, c’est toujours compliqué, mais contre Gaël, pour son dernier Roland, c’était vraiment un match particulier, un match différent mais je m’y attendais, je m’étais préparé pour ça. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas dans le match, mais j’ai plutôt bien géré mes émotions, ma façon de jouer. Puis oui, il y a eu une petite alerte, ça fait un petit moment que je traîne ça, je pense à un petit virus, j’ai le cœur qui monte très vite et qui a du mal à redescendre. Et aussi avec la pression, la tension, les longs rallyes, il y avait beaucoup de rallyes donc j’étais un petit peu fatigué. J’avais du mal à redescendre, c’est pour ça que j’ai fait appel au docteur plusieurs fois. Et quand ça allait mieux, j’ai commencé à me cramper. Mais encore une fois, je suis content de la façon dont j’ai géré le match et dont je me suis géré. Je commence à me connaître. Je ne suis plus tout jeune, même si je ne suis pas encore vieux. C’est cool. C’est une victoire qui va me faire grandir pour la suite.»


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Où rangez-vous cette victoire par rapport aux précédentes de votre carrière, comme celle face à Stan Wawrinka ici à Roland-Garros ou à Bercy contre Carlos Alcaraz ?

«Elle est très particulière. Déjà, c’est ma première victoire sur le central à Roland donc c’est toujours un truc sympa. Et je la range très haut en termes d’émotion. Évidemment, le public était pour Gaël, mais il y avait aussi quand même pas mal de supporters toulousains qui ont fait le déplacement. En termes de niveau de jeu, elle n’est pas sur le podium, mais en termes de match et de victoire, je pense qu’elle est sur le podium, pour ne pas dire à la première place. C’était un match très compliqué. Il va falloir récupérer, se reposer et être prêt pour le deuxième tour, mercredi ou jeudi je ne sais pas.»

Ça fait quoi de jouer pour la première fois à Roland Garros et de ne pas avoir le public entièrement derrière soi ? 

«Comme j’ai dit, c’était un sentiment assez bizarre. À la fin, ou même, je crois, au début du troisième, au milieu du troisième set, quand les gens hurlaient «Gaël, Gaël», j’avais presque envie de crier avec eux. C’était assez bizarre. Pour moi, Gaël est une idole. Quand je regardais les matchs à la télé, étant petit, j’étais fan de lui, j’adore son côté showman, j’adore la personne, parce que c’est un mec qui est ultra-bienveillant. Sur tous les tournois auxquels j’ai participé, il a toujours été disponible, bienveillant avec mon équipe, avec moi, il essaie de donner des conseils. Il a toujours été disponible pour nous, les jeunes, vraiment c’est un super mec. Évidemment, je m’attendais en rentrant sur le terrain à ce que le public allait plus le supporter, mais ça a toujours été fait dans le respect et la bonne ambiance, donc c’est cool.»



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