derrière la tentative d’assassinat du réfugié Mirzali, la redoutable mafia d’Europe de l’Est chargée de l’éliminer


RÉCIT – À partir de ce mardi, les agresseurs de ce blogueur azéri victime d’une attaque au couteau à Nantes en 2021 comparaissent devant les assises de l’Ille-et-Vilaine. Plusieurs sont suspectés d’appartenir à une organisation criminelle née il y a cent ans dans les goulags soviétiques, les «Voleurs dans la loi».

En France, Mahammad Mirzali vit dans un lieu tenu secret, sous la surveillance constante d’une équipe de sécurité. Il ne sort jamais sans escorte, «même pour acheter un croissant». Les rares rencontres avec ses proches sont organisées des mois à l’avance. Elles se déroulent selon un protocole millimétré, sous l’œil de ses agents armés. C’est ainsi depuis qu’on a tenté de l’assassiner, sur un quai de Nantes, le 14 mars 2021.

Ce mardi, «Mirzali» se rendra au tribunal de Rennes en voiture blindée, entouré de gardes du corps, et revêtu d’un gilet pare-balles. Pendant près de quinze jours, le blogueur azéri de 32 ans, réfugié politique, fera face à ses agresseurs, neuf hommes que la justice renvoie devant les assises de l’Ille-et-Vilaine pour avoir perpétré la tentative d’assassinat dont il a été victime, et apporté un soutien logistique au commando de tueurs à gage. Cinq ans après, le dissident en exil garde de l’attaque un souvenir brûlant, ainsi qu’une longue cicatrice boursouflée dans la…

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