«La grande débrouille de nos concitoyens pour rester à flot par temps de vaches maigres»


CHRONIQUE – Les Français ne sont pas des paniers percés. Ils savent compter et ont des idées pour faire face à la vague inflationniste ou encore aux effets sur l’économie de la guerre en Iran.

L’État-providence n’a plus de sous, mais les Français ont des idées. Et se débrouillent pour faire avec. Sébastien Lecornu, qui ne cesse de rappeler que les caisses publiques sont vides, le reconnaît mi-figue, mi-raisin : « Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes fiscales liées aux carburants reculent d’environ 300 millions d’euros, sous l’effet d’une forte baisse de la consommation (- 30 %) », écrit le premier ministre sur le réseau X. Les automobilistes ont réagi au quart de tour à la flambée des prix du gazole, quoi qu’il leur en coûte. Ils laissent la voiture au garage quand ils le peuvent, roulent moins vite quand ils le veulent, vont faire le plein en Espagne quand c’est possible, car l’essence y est moins chère. Et quand ils ne sont pas pressés, ils évitent les autoroutes à péage dont les tarifs de 9 à 10 centimes le kilomètre dépassent parfois le coût du carburant. Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, Vinci avait constaté une baisse de 1,2 %…

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