au théâtre Édouard VII, le public refuse de croire aux accusations de violences sexuelles visant Patrick Bruel


REPORTAGE – Le chanteur et comédien, visé par une dizaine de plaintes pour violences sexuelles, est à l’affiche de Deuxième partie, une pièce de Samuel Benchetrit depuis janvier et jusqu’au 7 juin.

Devant le théâtre Édouard VII, dans le 9e arrondissement de Paris, l’affaire Patrick Bruel – à l’affiche de la pièce Deuxième partie  de Samuel Benchetrit jusqu’au 7 juin – divise les générations. «En allant voir cette pièce, vous soutenez un violeur !», lance Caroline, 39 ans, à un couple de sexagénaires qui soutiennent publiquement le comédien et chanteur visé par une dizaine de plaintes pour violences sexuelles. «J’ai le droit de penser qu’il est innocent, plusieurs poursuites ont déjà été classées sans suite», rétorque Charles, 63 ans. Lassé de devoir se justifier, le Francilien venu de Rungis coupe court à la discussion en se rangeant dans la file d’attente, sa femme accrochée à son bras. Caroline a elle aussi compris que le débat était stérile et décide de poursuivre sa route. «Je travaille dans le quartier, j’étais juste venue pour voir si des gens assistaient quand même à la pièce. Je suis fixée», souffle-t-elle, les yeux levés vers le ciel.

En faisant ce détour dans son trajet…

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