NOUS Y ÉTIONS – Pendant trois jours, le chanteur fête les cinquante ans de son premier album entouré d’une pléiade d’artistes dans la célèbre salle parisienne. L’occasion de mesurer la richesse d’un œuvre qui traverse les générations et accompagne chaque moment de nos existences.
Une cabine téléphonique, un vieil abribus, les toits de Paris, un HLM, les notes d’un accordéon, sur la scène du Zénith, il ne manque que la mob et l’odeur du tabac. Au milieu des musiciens, une silhouette timide, tignasse blanche, blouson de cuir, dos voûté, jambes arquées, bandana rouge : Renaud. La foule déjà scande son nom. Des enfants, des boomers, des adolescents, des grands-mères, la gauche, la droite, viennent retrouver l’émotion que provoquent ses «chansonnettes» comme il les appelle.
«J’ai l’impression que c’est mon grand-père», lâche une gamine de quinze ans, seize ans, bandana rouge sur le front. «Il fallait être là», lance un jeune chef d’entreprise. Un couple plus âgé tangue déjà à la première mesure. On reconnaît dans la foule, un sorcier du conseil politique ébloui comme un enfant. Les habitués relatent leurs concerts comme on raconte ses guerres. Nostalgie des grandes heures, inquiétude sur la voix vacillante du chanteur.
Cabrel, Souchon, Aubert… Une quinzaine d’artistes sur scène
Cinquante ans après la sortie de son premier…
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