Ex-numéro deux d’Horizons, les vertiges de Christian Estrosi depuis sa défaite à Nice


RÉCIT – Le maire déchu de Nice, l’un des premiers soutiens d’Édouard Philippe, lâche la vice-présidence d’Horizons et devrait se cantonner à un moindre rôle pendant la présidentielle en raison de ses nombreuses affaires.

Depuis sa cinglante défaite à Nice, Christian Estrosi (Horizons) n’est réapparu qu’une seule fois : le 10 avril, il s’est assis à côté de Renaud Muselier au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur en tant que président délégué de la collectivité. C’est désormais le seul mandat qu’il honore. L’ancien maire de la capitale azuréenne, battu en mars par son frère ennemi Éric Ciotti (UDR) après dix-huit ans de règne, a décidé de ne pas siéger dans l’opposition. « Je vous dis au revoir, mais pas adieu », avait-il lancé au soir du second tour.

D’autant que sa défaite locale allait acter sa perte de la vice-présidence d’Horizons au niveau national. Celui qui dirigeait l’assemblée des maires du parti d’Édouard Philippe lâche cette fonction, n’étant lui-même plus élu. « C’est tout à fait logique », en convient un membre du mouvement. « On lui a conseillé de prendre du recul », ajoute-t-il. Le maire de Reims, Arnaud Robinet, remplace ainsi le baron déchu de la Côte d’Azur…

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