Du banquet de Platon à celui d’Astérix, Mathieu Bock-Côté, la vie et rien d’autre


CHRONIQUE – L’écrivain, chroniqueur au Figaro, publie un livre d’entretiens avec Laurent Dandrieu dans lequel il détaille ses attachements intellectuels et intimes. Un autoportrait sans impudeur aussi captivant qu’éclairant sur une personnalité hors norme de la vie intellectuelle française et québécoise.

La vertu de tempérance le fait bâiller d’ennui. Le minimalisme l’accable. L’étroitesse l’étouffe. Mathieu Bock-Côté ne regarde pas ses chaussures, il marche droit en cherchant, au loin, les horizons tremblants. Au banquet de Platon, il aurait pris part à la conversation, à celui d’Astérix dévoré le sanglier, au bistrot des copains, il fait la fermeture. Demandez-lui, un éditorial, il peut en faire trois. Sa dernière lecture ? Elle est accompagnée d’autres livres : Mathieu Bock-Côté est un homme de l’abondance. Esprit large, prodigieusement rapide, mémoire à décourager les plus puissantes intelligences artificielles, énergie débordante, enthousiasme inaltérable, l’intellectuel a la vigueur des mouvements baroques et la solidité des colonnes classiques, la force des pionniers et la finesse de l’artisan.

À 46 ans, il a imposé un ton, une voix et surtout dévoilé dans les moindres détails les utopies contemporaines. Parmi elle, la « religion diversitaire », c’est-à-dire l’idéologie…

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