Micro à la main, assis derrière un piano, batterie en fond… Emmanuel Macron chante La Bohème d’Aznavour lors d’un dîner d’État à Erevan


Depuis dimanche, le président de la République est en visite officielle en Arménie pour saluer, notamment, le virage européen du pays du Sud Caucase.

Jamais Emmanuel Macron n’a dissimulé sa passion pour la chanson française. Celle d’une autre époque, portée par des artistes comme Johnny Hallyday, Joe Dassin, Michel Sardou ou encore Charles Aznavour, qui ont enchaîné les succès et marqué durablement la mémoire collective au fil des décennies. S’il avait l’habitude, durant ses années étudiantes, de chanter Que je t’aime en karaoké, et s’il lui arrive encore de fredonner Vladimir Ilitch pour se chauffer la voix avant un discours, le chef de l’État met aussi à profit sa connaissance de la variété française à l’étranger.

Deux ans après avoir chanté Les Champs-Élysées aux côtés d’étudiants suédois, voilà que le président pousse à nouveau la chansonnette en Arménie, où il est en visite d’État depuis dimanche. Lors d’un dîner officiel organisé lundi à Erevan, Emmanuel Macron a repris La Bohème, le célèbre titre d’Aznavour sorti en 1965. Un choix loin d’être fortuit, le chanteur étant d’origine arménienne – ses parents ont émigré en France au début des années 1920.


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Dans une vidéo captée par la directrice de France Info, Agnès Vahramian, le président apparaît micro à la main, assis à la droite d’un pianiste. L’ensemble est accompagné d’une batterie tenue par le premier ministre arménien Nikol Pashinyan, dont le rythme se révèle parfois hésitant. Tout comme la voix du chef de l’État, à la justesse inégale. De quoi laisser apparaître quelques flottements musicaux.

Peu importe pour lui comme pour Nikol Pashinyan : cette musique semble être, à leurs yeux, un moyen de témoigner de l’amitié entre leurs deux pays. Un peu plus tôt, sur un registre moins mélodieux, le président avait salué, devant la communauté française, le choix du pays du Caucase du Sud de «se tourner vers l’Europe», ainsi que celui de la «paix» avec l’Azerbaïdjan, le «seul raisonnable» selon lui pour s’affranchir de la Russie.

«On s’était un peu habitué, pendant des décennies, à ce que l’Arménie (…) soit en quelque sorte un satellite de la Russie», a-t-il déclaré, avant de poursuivre : «L’Arménie a fait le choix de sortir de cette entrave et de se tourner vers l’Europe. On ne peut pas faire comme si cela n’existait pas.» Certes, pour reprendre un vieil adage, la musique peut adoucir les mœurs entre nations. Mais, la géopolitique et la diplomatie ne sont jamais loin.



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