L’histoire de ces 670 soldats morts pour la France et de ces milliers des blessés dont on parle trop peu


GRAND RÉCIT – Si nos concitoyens ont une excellente image de l’institution militaire, ils connaissent très mal la réalité de la condition de soldat, et sous-estiment souvent le nombre des tués et blessés de l’armée française qui n’a cessé d’intervenir à l’étranger depuis soixante ans.

Combien sont-ils au juste, les soldats tombés ou blessés pour la France aux quatre coins du monde depuis la fin de la guerre d’Algérie ? Pourquoi leur nombre est-il spontanément sous-estimé ? Comment expliquer que les Français connaissent si mal ce que vivent leurs soldats, paradoxe d’autant plus amer que l’armée est plébiscitée dans les sondages ?

Pris pour cible par le Hezbollah lors d’une lâche embuscade au Sud-Liban le 18 avril, le sergent Florian Montorio, tué sur le coup, et le caporal-chef Anicet Girardin, décédé des blessures reçues en s’exposant pour secourir son camarade, prennent rang parmi la longue liste des soldats morts pour la France alors que leur pays est théoriquement en paix depuis 1962. L’histoire de ces soldats reste largement ignorée. L’opinion n’en a qu’une connaissance très fragmentaire. Tout au plus quelques épisodes marquants (l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983, l’embuscade d’Uzbin en Afghanistan en 2008) subsistent-ils dans la mémoire collective…

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