«Jack Lang a beaucoup fait pour cette exposition et pour l’Institut du monde arabe…», a salué Emmanuel Macron


À l’occasion de l’inauguration, ce lundi 23 mars, d’une exposition consacrée au Liban à l’Institut du monde arabe, le chef de l’État a tenu à dire «un mot» à l’égard de l’ancien ministre socialiste, écarté en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein.

À l’occasion de l’inauguration, ce lundi 23 mars, d’une exposition consacrée «Byblos, la ville millénaire du Liban» à l’Institut du monde arabe (IMA) Emmanuel Macron a multiplié les annonces, dont un hommage national prévu jeudi pour l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé dimanche. 
Avant de saluer l’arrivée d’Anne-Claire Legendre, proche conseillère chargée de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, désignée mi-février pour succéder à Jack Lang à la tête de l’IMA, le chef de l’État a tenu à dire « un mot » à l’égard de l’ancien ministre socialiste, écarté en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein.

«Jack Lang a beaucoup fait pour cette exposition et pour l’Institut du monde arabe pendant toutes ces années» et, a ajouté le chef de l’État, «je pense qu’il est juste qu’un hommage soit rendu» à Jack Lang «pour son engagement à la tête de cet institut». Une déclaration suivie d’applaudissements de l’assistance.


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Depuis plusieurs semaines, l’IMA est indirectement percuté par la mise au jour des nombreux échanges entre Jack Lang, son président depuis 13 ans, et Jeffrey Epstein, le financier américain et criminel sexuel mort en prison en 2019.

Démission début février

«J’ai une mission de transparence», avait résumé mi-février Anne-Claire Legendre, ancienne porte-parole du Quai d’Orsay et ex-ambassadrice au Koweït, sans occulter la dimension politique de son poste. «C’est un immense défi et c’est un immense bonheur que d’être là pour défendre ces liens absolument essentiels entre la France et le monde arabe», avait déclaré cette arabophone de 46 ans, première femme à présider cette institution hybride, lieu culturel et instrument diplomatique, ajoutant que l’IMA, qui peine parfois à trouver sa place depuis sa création en 1987, se devait «d’évoquer cette part d’arabité de la France» et «de la revendiquer fièrement».

Sous pression, Jack Lang avait annoncé sa démission le 7 février. Après avoir dans un premier temps exclu de démissionner, l’ancien ministre de la Culture emblématique des années 1980 avait jeté l’éponge, cerné par les appels à la démission et l’ouverture par le parquet national financier (PNF) d’une enquête pour «blanchiment de fraude fiscale aggravée».



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