Wembanyama, vingt ans de pratique, abonné au club de Paris… Lionel Jospin, ce grand amoureux du basket


Décédé à l’âge de 88 ans ce lundi, l’ancien premier ministre n’a jamais caché sa passion pour les sports collectifs en général, et pour le basket en particulier dont il suivait l’actualité avec appétence.

«J’ai d’abord été goal au foot. C’est peut-être en jouant avec les mains que je suis arrivé au basket. Ce sport a été une grande passion. J’ai joué au lycée puis en universitaire et en club.» Dans son livre d’entretiens Lionel raconte Jospin (publié au Seuil), l’ancien premier ministre, qui s’est éteint ce lundi à l’âge de 88 ans, n’avait pas caché son amour de la grosse balle orange, lui qui a pratiqué ce sport pendant une vingtaine d’années, de 15 à 35 ans. «C’est un sport qui combine le jeu collectif sans brimer le talent individuel des joueurs, confiait-il ainsi dans une interview au Parisien il y a deux ans. Je trouve que c’est le meilleur des équilibres

Sur sa carrière sur les parquets, Jospin posait un regard lucide, mais non dénué d’une certaine fierté. «J’étais plutôt meneur arrière à un niveau qui équivaudrait aujourd’hui à la Nationale 3. J’ai évolué à Meaux, Malakoff et Sceaux. Mais à cette époque lointaine, il n’y avait pas vraiment de meneur au sens strict. La circulation de balle était assez partagée, pas seulement conduite par un seul joueur. J’ai aussi joué à ce qu’on a appelé « le poste », une espèce de distributeur avancé. J’avais la chance d’être assez adroit. J’ai quand même eu deux matchs à plus de 40 points, une dizaine à plus de trente. En moyenne, j’étais disons entre 15 et 20 points marqués à chaque match. J’étais un assez bon joueur à un niveau qui reste modeste


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Tombé amoureux du Paris Basket

Rattrapé ensuite par la politique et son engagement auprès du parti socialiste, celui qui allait devenir le premier ministre de juin 1997 à mai 2002 sous la présidence de Jacques Chirac, donc en pleine cohabitation, ne s’est pour autant jamais vraiment détourné du basket, dont il suivait l’actualité avec assiduité. En particulier du côté de l’Adidas Arena où il s’est énamouré pour l’équipe du Paris Basket, lui qui occupait très régulièrement sa place en tribunes juste derrière le banc parisien. «Je les ai vus jouer pour la première fois le jour de l’inauguration de la salle (victoire 87-65 contre Saint-Quentin le 11 février 2024), invité par le maire Éric Lejoindre, racontait-il dans les colonnes de L’Equipe. J’ai été estomaqué par l’intensité, ce coach finlandais (Tuomas Iisalo à l’époque) étonnant, par ses changements incessants. J’ai eu un coup de cœur. »

C’est un plaisir de le voir jouer et on a de la chance qu’il soit français.

Lionel Jospin au sujet de Victor Wembanyama

De l’autre côté de l’Atlantique, dans l’incontournable NBA, son cœur battait du côté du Texas et des Spurs de San Antonio, la formation où a évolué un certain Tony Parker et où excelle aujourd’hui Victor Wembanyama. «C’est un plaisir de le voir jouer et on a de la chance qu’il soit français, confiait presque des étoiles dans les yeux l’ancien responsable du parti socialiste. Je l’ai vu non seulement à Levallois mais je l’ai découvert à Nanterre quand il avait 17 ans et je l’ai suivi ensuite à Villeurbanne à 18 ans et à Levallois à 19 ans avant qu’il parte en NBA. Je le suis, je le regarde parfois même la nuit en NBA.» Le basket a perdu ce lundi l’un de ses plus fervents passionnés.


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