Au début du XXe siècle, alors que les frontières s’effacent entre musique, peinture et poésie, Vassily Kandinsky et Arnold Schönberg entretiennent une abondante correspondance ponctuée de complicité et d’admiration. Un dialogue fascinant entre musique et peinture avec aspirations croisées et dessein commun, chacun se reconnaissant dans l’art de l’autre.
Né à Moscou en 1866, Kandinsky, issu d’une famille de mélomanes, pratique le violon et le violoncelle dès son enfance en recevant une solide formation musicale. Dès lors, passionné par la musique, il lui accorde toujours une place importante dans son approche artistique mais ne cherche pas à être compositeur car, peintre avant tout, il est convaincu de la dimension spirituelle des couleurs et des sons.
Entendre les couleurs, voir la musique
Pour lui, la couleur est l’équivalent du son et dans sa quête expressive, il parle souvent de « voir la musique », « d’entendre les couleurs »… « Notre ouïe des couleurs est si précise… La couleur est le clavier, l’œil est le marteau, l’âme est le piano à plusieurs cordes », écrivait- il. Art non figuratif, selon lui capable d’exprimer des émotions pures sans passer par la représentation, la musique lui sert d’inspiration spirituelle et nombre de ses œuvres abstraites témoignent de cette sensibilité musicale comme celles intitulées Improvisations, Impressions ou Compositions.
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