5 expositions gratuites à voir en octobre dans toute la France


Si l’on peut se réjouir de l’ouverture des grandes expositions de l’automne, on peut aussi grimacer devant l’accumulation des billets d’entrée, à 14 ou 15 euros, voire même 22 euros pour le musée du Louvre… Sans parler des foires d’art contemporain telles qu’Art Basel Paris, dont le prix s’envole à 45 euros pour une seule visite. Aïe !

Heureusement, les expositions gratuites sont nombreuses : toute l’année, galeries, centres d’art et musées municipaux nous ouvrent grand les portes de leurs espaces. Alors, pourquoi ne pas en profiter ? Suivez le guide !

Au Mans, Carole Benzaken fait face à Philippe de Champaigne

À gauche, « Coquette » de Carole Benzaken, 1994 ; À droite, « Vanité » de Philippe de Champaigne, vers 1640-1650, conservé au musée Tesse du Mans

À gauche, « Coquette » de Carole Benzaken, 1994 ; À droite, « Vanité » de Philippe de Champaigne, vers 1640–1650, conservé au musée Tesse du Mans

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Acrylique sur toile / Huile sur bois • 260 × 260 cm / 28,4 × 37,4 cm • © Carole Benzaken. ADAGP, Paris, 2025. David Bordes / © Ville du Mans

Le saviez-vous ? Au Mans, tous les musées sont gratuits depuis le 1er janvier 2021. Cela ne concerne pas seulement les collections permanentes, mais aussi les expositions temporaires ! Au musée de Tessé, on peut ainsi découvrir ces jours-ci l’œuvre de Carole Benzaken (née en 1964) ; passée par les Beaux-Arts de Paris et lauréate du prestigieux prix Marcel Duchamp en 2004, l’artiste s’est installée en 2006 non loin du Mans, dans une ancienne ferme en Mayenne, et développe une pratique multiple, entre peinture, dessin, estampe et vidéo. Deux décennies d’explorations sont ici réunies, questionnant la fragilité de l’existence humaine dans une intéressante conversation plastique avec la Vanité (1671) de Philippe de Champaigne, chef-d’œuvre conservé au musée.

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Carole Benzaken. Rien de nouveau sous le soleil

Du 25 septembre 2025 au 18 janvier 2026

www.lemans.fr

À Rennes, Hélène Bertin voyage et dialogue

Helene Bertin, Île d’Itaparica, Bahia, Brésil

Helene Bertin, Île d’Itaparica, Bahia, Brésil, septembre-décembre 2024

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Dessin sur sable • 200 × 150 cm • © ADAGP 2025 / Hélène Bertin

Cap sur Rennes ! En plein centre-ville, le centre d’art contemporain La Criée met à l’honneur Hélène Bertin (née en 1989), lauréate du prix Aware en 2019 et récemment pensionnaire de la Villa Médicis. Originaire du Luberon, l’artiste vit et travaille à Cucuron, autrement dit en dehors des grandes capitales de l’art contemporain, et développe une pratique enrichie d’altérité(s), puisque construite en dialogue avec des artisans ou des paysans. Pour cette nouvelle exposition, elle a notamment travaillé avec le Cirva à Marseille, un centre de production d’objets en verre, et présente ici le fruit de recherches nomades, nées de voyages entre la France, l’Italie et le Brésil. Prometteur.

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Hélène Bertin. dansetremblenage

Du 10 octobre 2025 au 18 janvier 2026

www.la-criee.org

À Metz, un jeune artiste australien questionne l’iconographie religieuse

Hamishi Farah, Untitled (Portrait of Joe Chialo)

Hamishi Farah, Untitled (Portrait of Joe Chialo), 2025

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Huile sur toile • 80 × 65 cm • Courtesy de Hamishi Farah / © galerie Arcadia Missa, Londres et Maxwell Graham, New York / Photo Stefan Korte

Il n’avait encore jamais été exposé par une institution française : mis en lumière au Frac Lorraine de Metz, le très singulier peintre australien Hamishi Farah (né en 1991) reprend un titre publié par l’essayiste américaine Susan Sontag en 2003, Devant la douleur des autres, et interroge la contradiction inhérente à certaines représentations – comme celles du châtiment dans la tradition chrétienne, volontiers mis en scène de façon à la fois repoussante et désirable, douloureuse et érotique. Pour ce faire, ses peintures (portraits, paysages, natures mortes) sont mises en dialogue avec d’intenses sculptures figurant des martyrs chrétiens et issues des collections du musée de La Cour d’Or de Metz. Un face-à-face détonnant.

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Hamishi Farah. Devant la douleur des autres

Du 17 octobre 2025 au 1 février 2026

www.fraclorraine.org

À Saint-Cloud, raviver le goût de Marie-Antoinette

Manufacture des Gobelins, d’après Élisabeth Louise Vigée Le Brun, Marie-Antoinette et ses enfants

Manufacture des Gobelins, d’après Élisabeth Louise Vigée Le Brun, Marie-Antoinette et ses enfants, 1818–1822

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Tapisserie de haute lisse, laine et soie • 282 × 212 cm • Coll. Mobilier national, Paris • © Mobilier national / Philippe Sébert

Et si, pour un samedi d’automne, on allait se promener dans le parc de Saint-Cloud, avant de faire un tour au musée des Avelines ? Toujours gratuit, celui-ci propose actuellement un focus sur le passage de Marie-Antoinette (1755–1793) au château de Saint-Cloud. Acquis en 1785 par son époux, le roi Louis XVI, l’endroit devient rapidement pour la jeune reine un refuge loin de Versailles, de ses cancans et de ses exigences protocolaires. Le parcours réunit aussi bien des objets d’art et du mobilier que des dessins et des gravures pour évoquer l’affection de la reine pour ces lieux, mais aussi son goût bien connu pour les arts décoratifs.

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Marie-Antoinette. Une reine à Saint-Cloud

Du 20 septembre 2025 au 14 décembre 2025

www.musee-saintcloud.fr

À Lille, les communautés queer dans l’œil de Rachel Seidu

Rachel Seidu, « Emma et Maë », Peas in a Pod II

Rachel Seidu, « Emma et Maë », Peas in a Pod II, 2025

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Photographie • © Rachel Seidu

Cet automne, l’Institut pour la photographie de Lille poursuit ses expositions hors-les-murs et nous invite à découvrir au Théâtre du Nord le travail de la très jeune Rachel Seidu (née en 1997). Déjà repérée lors de l’édition 2024 du festival Planches Contact à Deauville pour son travail autour des communautés queer au Nigeria, la photographe originaire de Lagos a été invitée par l’Institut à poursuivre ses recherches à Lille, au printemps dernier. L’accrochage qui résulte de cette résidence mélange donc cet ensemble de clichés récents avec ceux précédemment réalisés au Nigeria… Un projet intime et puissant, qui révèle l’universalité du besoin de vivre sa sexualité et son désir librement.

Du 19 septembre 2025 au 20 décembre 2025

www.theatredunord.fr





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