Chambon-sur-Lignon : l’histoire méconnue du sauveur d’artistes antinazi Varian Fry


Si elle a le mérite de remettre en lumière un héros injustement oublié, la série Transatlantique a préféré s’inspirer d’un roman (The Flight Portfolio de Julie Orringer) plutôt que de l’histoire originale. Et glamouriser la réalité en mettant au centre de l’intrigue le personnage de la riche héritière américaine Mary Jayne Gold, qui a aidé financièrement Varian Fry.

Dépeinte comme une fashionista sexy dont les actes de résistance prennent la forme d’un défilé de mode permanent, la blonde charismatique (interprétée par Gillian Jacobs, vue dans Community) échange dans les toilettes d’un café sa tenue chic contre la robe sale d’une réfugiée, photographie incognito des détenus avec un rouge à lèvres espion, et se préoccupe du style des exfiltrés en leur fournissant des espadrilles pour leur passage de frontière pyrénéen – des séquences certes savoureuses.

La série « Transatlantique » sur Netflix raconte l’œuvre du sauveur d’artistes antinazi : Varian Fry

La série « Transatlantique » sur Netflix raconte l’œuvre du sauveur d’artistes antinazi : Varian Fry

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© 2023, Netflix / Photo Anika Molnar

Mais la série invente aussi des faits, comme la relation de Mary Jayne avec le consul américain à Marseille, sa collaboration avec les services secrets britanniques ou encore l’épisode de l’évasion du camp des Milles, ce qui lui a valu plusieurs critiques, notamment de la part de Sheila Isenberg, auteur d’un livre sur Fry (A Hero of Our Own), et de Pierre Sauvage, président du Varian Fry Institute.

Choqué lors d’un voyage à Berlin

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